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Beaucoup de préoccupations animent nos responsables sur les sujets les plus variés: le réchauffement de la planète, les taxes nouvelles à présenter aux contribuables, les diminutions d'heures de cours de certaines matières afin d'éviter la surchauffe intellectuelle de quelques étudiants, et c., et c.
Il m'arrive de rêver. Pour un peintre, c'est peut-être le début d'une réflexion permettant à nos esprits un peu chahuteurs et iconoclastes, de prévoir les thèmes d'une future exposition.
J'imagine bien volontiers que des responsables politiques permettraient très largement aux artistes de s'exprimer avec les plus grandes facilités possibles.
Les lieux ne manquent pas; l'argent non plus. Les espaces appartiennent à la laborieuse population (cette dernière ayant déjà beaucoup donné), comme il serait souhaitable de les mettre à la disposition des artistes avec quelques facilités.
Notons que certains galeristes font de réels efforts afin que leurs vitrines, lieux bénis proches du public, soient l'occasion d'un appel visuel direct pour inciter le passant ou l'acquéreur à une rencontre entre l'artiste et l'amateur d'art.
Ces professionnels de l'art subissent des charges importantes. Auront-ils des satisfactions leur permettant de durer dans le temps?
Eux aussi comme les artistes devraient pouvoir bénéficier de conditions moins sévères, moins contraignantes.
Tous, administrations, professionnels de la vente, artistes auraient ainsi le mérite et la satisfaction d'avoir oeuvré en contribuant à leur manière, à une certaine forme d'équilibre, dont nous avons fortement besoin.
Maxime SIGNAIRE
Président honoraire
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